Communiqué de presse WUCC 2026 OPEN

22.09.2026

Les Mooncatchers (Bruxelles) terminent 4èmes aux Championnats du Monde des Clubs, à un point de la finale, et confirment leur place parmi l'élite mondiale.

 

Communiqué de presse WUCC 2026

Quatre ans après leur première demi-finale mondiale, les Mooncatchers, équipe Open bruxelloise basée à Uccle, ont de nouveau terminé 4èmes des Championnats du Monde des Clubs d'Ultimate Frisbee (WUCC), organisés par la World Flying Disc Federation (WFDF) à Limerick, en Irlande, du 15 au 22 août 2026. Le tournoi a rassemblé 136 équipes et environ 3200 athlètes issus de 38 pays. Du côté francophone, la Belgique y était fièrement représentée par deux équipes, issues du même club : Mooncup en Women et Mooncatchers en Open.

Cette fois, la quatrième place n'a rien d'une surprise : classés 3èmes favoris du tournoi avant le début de la compétition, derrière deux équipes américaines, les Bruxellois sont passés à un point d'une finale mondiale. Un résultat qui confirme que leur performance de 2022 n'était pas un coup de chance.

 

Viser le titre

Limerick était dans un coin des têtes bruxelloises dès la fin de l'édition 2022. « Une grande partie de l'équipe était encore très jeune et on sentait qu'elle avait le potentiel pour viser très haut quatre ans plus tard, peut-être même le titre », explique le coach Pierre-Alain de Laminne. La saison précédant le mondial a été entièrement tournée vers cette préparation, avec un objectif clair : monter sur le podium, voire gagner le tournoi. « On savait que ce serait très difficile, notamment face aux équipes américaines, mais on assumait cette ambition. »

Qualifiés grâce à leur titre de champions de Belgique 2025, les Mooncatchers arrivent à Limerick en tant que champions d'Europe en titre, un statut qui leur vaut leur place de 3èmes du tournoi sur le papier. En quatre ans, leur statut a complètement changé : « En 2022, nous étions encore relativement peu connus des équipes du reste du monde. En 2026, beaucoup nous citaient parmi les candidats au titre. »

 

Phase de pool : un sans faute

Les Mooncatchers enchaînent cinq victoires en phase de pool, chacune avec au moins 8 points d'écart :

  1. Aarhus (Danemark) : victoire 15-4

  2. ECHO Vienne (Autriche) : victoire 15-7

  3. Osaka Spirits (Japon) : victoire 15-7

  4. BAD Skid (Allemagne) : victoire 15-7

  5. Warao (Venezuela) : victoire 15-7

Défensivement, le rendement est immédiat : chaque disque récupéré se transforme efficacement en point. Côté attaque, les automatismes mettent plus de temps à s'installer : quelques pertes de disque viennent entacher les trois premiers matchs, avant que l’équipe ne trouve finalement son rythme. Ces matchs à moindre enjeu ont surtout permis de faire tourner largement l'effectif, un choix pensé pour arriver avec des jambes fraîches au moment des rencontres plus décisives. 

 

Jusqu'aux portes de la finale

En seizièmes de finale, les Bruxellois battent Bristol (Angleterre) 15-8 dans un match bien maîtrisé. La huitième de finale contre Cotarica Grandes (Rimini, Italie), remportée 15-11, est plus éprouvante ; leur défense de zone oblige l'attaque bruxelloise à multiplier les passes pour marquer, et il faut faire beaucoup d'ajustements en défense avant de reprendre le contrôle.

En quart de finale, place au derby belge : les Mooncatchers battent Gentle 15-12. Les Gantois, renforcés par plusieurs joueurs américains, démarrent pourtant très fort avec deux breaks d’entrée de jeu. Les Mooncatchers répondent immédiatement par une offense suivie d’un break, puis font la différence par leur patience : « Nous avions davantage d'expérience de ce type de rencontre à enjeu, et cela a compté. »

La demi-finale contre New York PoNY (USA), champions du monde en 2022, restera l'un des plus beaux matchs du tournoi. Les Mooncatchers ont l'ascendant pendant une grande partie de la rencontre et mènent 12-9, avec une défense très bien en place et une attaque longtemps excellente. Mais PoNY augmente progressivement la pression sur les handlers, qui commencent à fatiguer, et chaque turn est immédiatement sanctionné.

Les Mooncatchers commencent le dernier point en défense, après avoir essuyé plusieurs breaks consécutifs. Malgré une défense accrochée jusqu'au bout, PoNY reste extrêmement patient et l'emporte 14-13 à l'universe. « Leur expérience de ces fins de match à enjeu a, je pense, fait la différence. Tout ce travail a été très bien fait. Il nous a simplement manqué quelque chose en demi-finale. »

Suite à cette défaite, les Moons n’ont que deux heures de répit avant de devoir jouer la petite finale face à Clapham (Angleterre), plus frais après une demi-finale différente. Les Mooncatchers s'inclinent 15-10. « On a dépensé énormément d'énergie. On a réussi à retrouver le moral et la volonté était là, mais l'énergie manquait. »

 

Un groupe soudé

Sur le terrain, malgré les défaites, la réponse humaine a été à la hauteur. « En tant que coach, voir l'équipe rester aussi unie dans un moment pareil compte énormément. On était déçus, mais on est restés hyper soudés. On a passé la soirée ensemble, dans notre cocon. On ne changerait rien à cette ambiance. Au final, on garde un super souvenir. »

Le bilan est à la fois celui d'une déception et d'une fierté : « Cela confirme que la quatrième place d'il y a quatre ans n'était pas un coup de chance. Peu d'équipes peuvent se targuer de réussir deux fois une telle performance. On est fiers, mais il reste forcément de l'amertume. » La génération qui était très jeune en 2022 a répondu présent, rejointe par de nouveaux joueurs, dont certains ne jouaient pas encore à l'ultimate il y a quatre ans.

 

Et maintenant ?

Ces résultats ne sonnent pas la fin d'un cycle, bien au contraire. La plupart des cadres ne sont âgés que de 24, 25 ou 26 ans et aborderont leur prochain mondial avec encore plus de maturité de jeu et d'expérience, tandis que de jeunes joueurs déjà très talentueux rejoignent progressivement le groupe. « Ces Worlds étaient peut-être les derniers pour certains joueurs, mais ce n'étaient certainement pas les derniers des Mooncatchers. Quand on regarde Clapham, leur programme évolue au plus haut niveau mondial depuis 2010. Nous, cela ne fait que quatre ans qu'on est vraiment compétitifs à ce niveau. On a encore tout à écrire. »

Pierre-Alain de Laminne reprendra l'équipe nationale la saison prochaine, ce qui l'amènera peut-être à faire un ou deux tournois de moins avec le club, mais il continuera à entraîner l'équipe chaque semaine. Son bilan, lui, est clair : « Je n'ai pas un sentiment d'échec. On a réussi quelque chose de dingue en quatre ans et on a prouvé qu'on avait les reins solides », conclut-il à Sudinfo (27 août 2026).

 

Classement du top 6 Open division :

  1. San Francisco Revolver (USA)

  2. New York PoNY (USA)

  3. Clapham (Angleterre)

  4. Mooncatchers (Belgique)

  5. Chicago Machine (USA)

  6. Sunder (Australie)

 

 

Mooncatchers - Open Ultimate in Brussels